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20.10.2011

crise des produits dérivés

La plupart des gens n'ont pas en tête que la bourse est devenue un gigantesque casino financier Les grandes banques génèrent des dizaines de milliards de dollars par an sur les produits dérivés et personne, dans la profession, n'a envie que la fête se termine L'expression "produits dérivés" sonne compliquée et technique, mais elle n'est pas très difficile à comprendre. C'est simplement la façon élégante de dire qu'un pari a été posé A l'origine, ces paris étaient conçus pour équilibrer les risques marginaux, Mais la méthode a si bien prospéré, qu'elle est devenue une montagne spéculative comme le monde n'en avait jamais vu. Les estimations de la valeur notionnelle du marché mondial des produits dérivés vont de 600 trillions, c'est à dire 600x1018 dollars à 1,5 quadrillions c'est à dire 1,5x1024 ou 1,5x1.000.000 4 dollars. Si on garde à l'esprit que le produit domestique brut du monde entier tourne autour de 65 trillions, les produits dérivés font courir au système financier global un danger si grand que Warren Buffet les a qualifiés d' "armes financières de destructions massives". Pour l'instant, les pouvoirs financiers s'évertuent à garder le casino ouvert, mais inévitablement, tout ce désordre va s'effondrer sur lui-même en implosant. Quand cela arrivera, nous allons avoir à faire à une crise des produits dérivés qui pourrait réellement détruire le système financier global tout entier. La plupart des gens n'en parlent jamais parce qu'ils ne savent pas ce que c'est. Aidons-nous d'une paire de définitions. Chez Bloomberg, on les qualifie d'instruments financiers utilisés pour limiter les risques ou pour spéculer. Ils sont issus soit de réserves, de titres, de prêts, de devises et de matières premières soit liés à des évènements tels le climat ou les taux d'intérêt. Le mot clé est spéculation. Aujourd'hui, les gens de Wall Street spéculent sur à peu près n'importe quoi de tout ce que vous pourriez imaginer. L'explication d'Investopedia est la suivante : Une valeur dont le prix dépend ou dérive d'une ou de plusieurs ressources économiques. Le produit dérivé, lui-même n'est pas plus qu'un contrat entre deux ou plusieurs parties. Sa valeur est déterminée par les fluctuations des ressources sous-jacentes. Celles-Ci, comprennent des titres, des réserves, des matières premières, des biens négociables, des devises, des taux d'intérêt et des index de marché. Ils sont caractérisés, pour la plupart, par un haut potentiel de rentabilité. Au point ou nous en sommes, dans le monde financier, ils sont totalement hors de contrôle. On parie sur tout et les grandes banques en font des tonnes d'argent. Le système est entièrement dérégulé et dominé par les grandes banques internationales. Au cours des décades précédentes, le marché des produits dérivés a beaucoup grossi. Ce n'est pas grave quand les équilibres subsistent mais s'ils se rompent, nous pourrions assister à une réaction en chaîne de déconfitures financières qu'aucun gouvernement sur terre sera à même de contrer. Le volume d'argent que nous évoquons est absolument hallucinant, On peut estimer la valeur notionnelle du marché global des produits dérivés à 1,4 quadrillions soit 1,4x1024 dollars. Si on la met en perspective, la capitalisation totale des titres et obligations de la planète s'élève, grosso modo, à 36 trillions ou 36x1018 dollars. Si on procède de la même manière pour les titres, c'est plus ou moins 72 trillions ou 72x1018 dollars. La valeur notionnelle des produits dérivés atteint 1,4 quadrillions ou 1,4x1024 dollars soit 40 fois le marché mondial des réserves, 10 fois la valeur de chaque titre et chaque obligation sur la planète et 23 fois le produit domestique brut mondial. Si vous commencez à compter tout de suite un dollar par seconde, cela vous prendrait 32 millions d'années pour compter un quadrillion. Eh oui, les jeunes gens et les jeunes filles de Wall Street sont totalement et complètement hors de contrôle. Dans un article excellent sur les dérivés, Webster Tarpley décrit le rôle pivot qu'ils jouent maintenant dans le système financier global. Loin d'appartenir à des arcanes ou à une activité marginale, les dérivés financiers représentent l'activité principale de l'oligarchie financière de New York, de Londres, de Francfort et d'autres centres de l'argent. Un effort concerté des politiciens et de la presse a permis de cacher et de camoufler le rôle central joué par la spéculation dérivative dans les désastres économiques de ces dernières années, Les journalistes et les relations publiques ont fait tout ce qu'il était possible de faire pour éviter ne fusse que de mentionner les produits dérivés, frappant des phrases telles que "produits toxiques", "instruments exotiques". La plupart des gens ne réalisent pas que ce sont les produits dérivés qui sont au centre de la crise de 2008. Ils seront aussi certainement au centre de la prochaine. Pour beaucoup, la sonnette d'alarme a résonné quand la banque nationale américaine a transféré ses investissements chez Merrill Lynch dans ses réserves. Qu'est-ce que cela veut dire ? Que le contribuable va payer. Que l'exposition en produits dérivés des banques européennes d'investissement est actuellement tenue en brèche par les contribuables américains. La banque nationale américaine n'a obtenu aucune acceptation réglementaire pour faire çà, elle a agi à la requête des parties effrayées. Maintenant les responsables financiers américains se demandent si c'était une bonne idée mais elle vaut soulager les holdings bancaires sous forte pression. C'est un transfert de risques au contribuable fait par la banque sans contre partie légale, sans acceptation par les régulateurs institutionnels et sans la décision du public. Et vous n'en avez probablement jamais entendu parler dans la presse. Maintenant la valeur totale des tous les produits dérivés détenus par la Banque d'Amérique s'élève approximativement à 75 trillions de dollars. La valeur notionnelle de Morgan Chase en produits dérivés : autour de 79 trillions de dollars. C'est difficile, ne fusse que d'imaginer ces chiffres. Les banques les plus exposées, tout de suite, sont JPMorgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup, Wells Fargo et HSBC Bank USA. Morgan Stanley c'est encore pire. Vous avez noté qu'il s'agit là des banques "trop grandes pour sombrer". Elles continuent à croître et à obtenir toujours plus de pouvoir. En 2002, les dix banques américaines les plus puissantes contrôlaient 55% de toutes les ressources bancaires américaines, Aujourd'hui elles en contrôlent 77%. Elles sont devenues si puissantes que si elles chutaient tout le système financier mondial imploserait. Si nous avions pensé bien apprendre notre leçon en 2008, nous aurions fait quelque chose à cet égard, mais, à la place, nous avons permis aux "trop grands pour tomber" de grandir plus que jamais. Et ils font, à peu près, ce qu'ils veulent. Il y a quelque temps, le New York Times publiait un article ayant pour titre " une élite bancaire à secrets mène le négoce des produits dérivés." Il illustre la main de fer que les grandes banques exercent dans les échanges de produits dérivés. En voici quelques extraits : " Le troisième mercredi de chaque mois, les neuf membres d'une société d'élite de Wall Street se réuni au centre de Manhattan. Ils partagent un but commun, protéger les intérêts des grandes banques dans le vaste marché des produits dérivés, un des champs les plus profitables et les plus controversés du monde financier. Ils partagent un secret commun, le détail de leurs rencontres, même leurs identités sont strictement confidentielles. Quelles sont les institutions représentées à ces congrès ? Si on en croit le New York Times, le banques suivantes sont impliquées : JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup. Pourquoi sont-ce toujours les mêmes ? Parce que, hélas, elles continuent à déverser un pactole dans les campagnes des politiciens qui les ont sortis de la crise de 2008, elles savent qu'ils feront de même la prochaine fois et que les pouvoirs publics continueront à couvrir tous les contrats dérivés qu'elles signeront. Mais c'est une erreur, la compagnie d'assurances AIG, en 2008, écrasée par la crise immobilière, était du mauvais coté des contrats dérivés. Si son rachat par le gouvernement fédéral n'avait pas eu lieu, Goldman Sachs et les autres se serait retrouvé avec un tas de papier sans valeur. Cà arrivera à nouveau mais à une bien plus grande échelle. Quand la banque est battue, tout le monde perd, les gouvernements du monde pourraient tout racheter. Si le sinistre est total pour les produits dérivés, il n'existe aucun gouvernement avec assez d'argent pour rafistoler les morceaux. Une crise horrible des produits dérivés est à venir, ce n'est qu'une question de temps. Soyez attentifs à n'importe quelle mention des locutions "produits dérivés" ou "crise des produits dérivés" dans la presse. Si la crise des produits dérivés arrive, tout tombera en morceau très rapidement.

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criser,argent


13.04.2011

Israël vainqueur des révoltes arabes

Les victimes civiles sont la devise de la diplomatie du moyen-orient, La question militaire n'est pas de savoir si Israël peut battre ses opposants mais si la permission lui est octroyée. L' Iran et la Syrie ont fourni 50,000 missiles à Hezbollah, pour la plupart capables d'atteindre n'importe quelle cible en Israël avec précision. Beaucoup sont cachés sous les maisons, les écoles et les hôpitaux. Des milliers de gens servant de boucliers humains involontaires périront si Israël décide de les détruire. Trop de dommages collatéraux «  ferons tache sur la conscience mondiale », comme le dit le président américain. En reconnaissant le phénomène libyen, le Président Bashar al Assad et les autres dictateurs arabes ont renforcé la position stratégique d'Israël en faisant bon marché de la vie des Arabes. L'autre vendredi, 34 Syriens sont morts, durant les manifestations. 170 sur trois semaines. L' estimation des morts libyens se situent entre 1.000 et 10.000. Personne ne fait fort attention à la vingtaine de morts des ripostes israéliennes récentes sur Gaza. Le 7 avril le porte parole du département d'état a «  condamné dans les termes les plus vifs » les frappes d'Israël. Mais personne n'a évoqué sa réponse. C'est la réponse de Cassandre aux évènements à venir. Assad peut s'accrocher au pouvoir mais la Syrie s'évanouit comme négociatrice potentielle. Une paix compréhensive est impossible sans la Syrie, raison pour laquelle, Washington ne demande pas l'éviction d'Assad comme celle de Kaddafi. Ceci demanderait l'annonce officielle de la mort des accords d'Oslo. La remise en question de sa sécurité alimentaire fera que la Syrie restera impuissante. Ce qu'Israël peut faire de mieux, c'est de rester enterrée jusqu'au élections américaines de 2012 tandis que ses adversaires s'enfoncent dans le chaos tout en calculant le moment opportun pour régler ses comptes avec le Hezbollah et le Hamas. L' Iran et ses alliés, ne peuvent défaire Israël dans une guerre ouverte, mais ils espèrent mener des actions qui tendraient à l'isolement diplomatique et à l'imposition de la ligne de cessez le feu de 1949. Avec seulement 13 kilomètres entre les territoires arabes et la mer, Israël deviendra vulnérable au nord, au sud et à l'ouest de ses frontières et plus contrainte encore par la présence de l'action militaire d'un état palestinien reconnu. La Syrie et l'Iran croient que par cette tactique du salami, la position de l'état d'Israël deviendra éventuellement intenable. Le seul pays dont la voix pèse réellement, c'est celle des États-Unis. L'administration précédente a rejeté explicitement cette tactique en échange du retrait de Gaza. Dans une lettre à Ariel Sharon, Bush constatait : « A la lumière des nouvelles réalités sur le terrain, y compris celle de centres de population majeurs d'Israël, il n'est pas réaliste de penser que le résultats de négociations statutaires finales se solderont par un retour aux lignes d'armistice de 1949. » D'autre part, Condoleeza Rice avait mis au point un arrangement pour la guerre de 2006 sur la frontière nord en forçant Israël à accepter les garanties internationales pour démilitariser le sud Liban, ce que la Syrie et l'Iran ignorèrent et que l'Amérique ne fit rien pour appliquer. Au contraire, Obama s'appuie sur des conseillers qui ont, dans le passé, proposer une intervention militaire internationale. Samantha Power, architecte supposée de la récente intervention en Libye et passage obligé de la campagne d'Obama en 2008 avait déclaré dans une interview qu'elle faisait explicitement appel à une solution militaire afin d'imposer une solution : « les deux chefs politique, Sharon comme Arafat restent dans un silence glacé, ce qui demande, malheureusement, une intervention extérieure. » Power a accusé le coup, durant la campagne, à cause d'une insulte délivrée à l'intention d' Hillary Clinton. Elle ne reçu, pour cela qu'un poste mineur, pour les droits de l'homme, au conseil national de sécurité d'Obama. Mais, depuis, elle a émergé comme le conseiller privilégié d' Obama pour le moyen-orient. Elle désavoua sa proposition d'intervention de 2003, mais il très improbable que son point de vue puisse avoir changé au regard de sa dévotion à la politique des « droits de l'homme » Un article La Revue Nationale concluait : « Obama et Power essaient de nous habituer à une nouvelle vision de la guerre et de la place des États-Unis dans le monde. » L'objet de l'intervention n'est plus de protéger les USA ou les intérêts américains, mais de faire des victimes. Power n'est pas seulement insidieuse, elle est aussi incompétente. Ses prix littéraires ne l'ont pas préparer aux réalités du terrain au moyen orient. Elle a tiré trop fort en Libye et embarrasse ainsi la nation. Les frappes de l'OTAN ont eu peu d'impact et la fanfare hétéroclite des rebelles ( y compris des éléments d'al Queda) se sont dissous avant même que Kaddafi ne contre attaque. L' Amérique a liquidé son vieil allié Moubarak et bombardé Kaddafi, qui collaborait à leurs efforts anti-terroristes, sans parvenir à le déloger. L'intervention limitée aidera à prolonger la guerre civile et la catastrophe sanitaire, réduisant à néant l'argument de l'intervention humanitaire. Les doutes de Goldstone sur son propre rapport ne peut que rasséréner Israël. Susan Rice ambassadrice américaine aux Nations-Unies a dit que les États-unis voulait voir son rapport disparaitre de la commission des droits de l'homme de l'ONU. La Syrie sera impossible à stabiliser, victime, derrières ces tensions, d'un passif socio-économique extrêmement grave. C'est un aspect important de la question syrienne que les observateurs occidentaux ont bien de la peine à cerner, La société syrienne est trop fragile pour absorber des réformes avec 30% des Syriens vivant en dessous du seuil de pauvreté : «  L'agriculture syrienne souffre de son accès à une 'économie de marché' L'introduction de nouveaux modes se subsidiations en application des traités de commerce internationaux, y compris une association avec la communauté européenne (que la Syrie n'a pas ratifié). La politique agricole précédente était largement subventionnée et assurait, à grands frais, la sécurité alimentaire du pays tout en fournissant de la nourriture bon marché à la population. En remplaçant ceci par une politique plus libérale, on provoque des conséquences difficiles pour les fermiers et les paysans qui fournissent 20% des travailleurs et du produit intérieur brut. » Le secteur agricole syrien vient de souffrir de 4 ans de sécheresse, Les petites fermes sont les plus affectées, beaucoup n'ont même pas pu cultiver assez de nourriture pour leur famille. Comme résultat, des dizaines de milliers de paysans se sont installés dans des camps de fortune aux environs de Damas. Assad a aboli les subsides en carburant en 2008, les prix ont triplé d'un jour à l'autre. En conséquence, les prix de la nourriture de base, exaspérés, de plus, par la sécheresse, ont grimpé de 30%. Le régime a bien tenté de stabiliser les prix mais il n'a fait que de provoquer plus de protestations. La crise des prix de l'alimentation a frappé la société syrienne comme une catastrophe exposant l'incapacité d'un régime corrompu et fracturé a se réformer. La Syrie ne peut bouger plus que l'Égypte. Les citadins craignent que l'évolution récente ne mène des élites rurales au pouvoir. Les élites urbaines ont été apaisées par la libéralisation économique et ils craignent que les paysans ne poussent au chaos. L'alliance des la communauté des affaires, principalement, sunnite et des forces de sécurité d'abord alaouïte forme la base du régime et, comme sections de la population rebelle, elles ont toutes les raisons de lutter . La prospective indique une période d'instabilité prolongée, où les deux cotés n'ont rien à gagner du compromis et tout à craindre de la défaite, les pauvres dépossédés et les riches retranchés règlent leurs comptes dans la rue. La Syrie ne sera pas plus facile à stabiliser que le Yémen ou la Libye. Et il est douteux que l'armée égyptienne puisse éviter une descente aux enfers similaire. Anjar Raja, chef de la résistance palestinienne à Damas déclarait, début avril, à l'agence Novosti, «  la Syrie jour un rôle clé dans la région comme support des mouvements de résistance dans le monde arabe, en particulier au Liban et en Palestine, La déstabilisation de ce pays permettrait aux États-Unis et à Israël de restaurer leur domination dans la région, qu'ils ont perdu, en particulier suite aux évènements d'Égypte. » C'est d'autant plus remarquable que c'est Washington qui a retiré le tapis de sous les pieds de Moubarak en fragilisant ainsi sa position dans la région mais en bénéficiant de la misère d'Assad qui n'y est pour rien. L'administration Obama s'enivre de l'illusion que les démocraties vont fleurir au « printemps arabe » et qu' Assad est un partenaire crucial de la paix. Dans la course à la descente, Damas a une longueur d'avance sur Washington et va nous amener un scénario hilarant, si ce n'est pour le nombre de cadavres. Hélas, les corps arabes vont continuer à s'empiler tant que la presse continue à les photographier et que la « conscience du monde » n'est pas fatiguée du spectacle. Il va sans dire que les islamistes vont s'évertuer à exploiter le chaos, mais que, même eux doivent manger tout les jours. Pour les Syriens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, l'augmentation du prix de l'huile, en mars dernier, représente un quart de leurs revenus. Ce n'est pas tant la faim, mais bien l'humiliation et le désespoir qui jettent les manifestants sous les fusils des forces de sécurité. Le discours d' Obama, dans ces circonstances, sonne étrangement creux et l'urgence d'un règlement entre Israël et le Palestine, quand tout le monde joue, est illusoire. Ni les bombes ni les dollars distribués avec plus de parcimonie du fait de la crise ne peut arrêter la glissade de ces régimes qui révèle un symptôme d'échec sociétal. La Palestine continuera à militer pour sa « reconnaissance » ce qui n'aura aucun sens à moins que les puissances ne l'entérinent. Angela lui a déjà dit de ne pas agir seule. Comme 63% des américains soutiennent les juifs et seulement 15% les Palestiniens, on ne voit pas grande chose bouger d'ici à l'échéance de 2012. Et peut-être, que d'ici là, la carte du moyen-orient sera différente. Une chose est sure, c'est qu' Obama pousse Tel Aviv à des concessions unilatérales afin de maintenir l'illusion que le processus de paix existe encore. Le seul bâton qui lui reste est le droit de veto au conseil de sécurité si les palestiniens demandaient la reconnaissance de leur état dans les frontières de 1949. Mais cette menace est vide se sens comme l'écrivait un commentateur israélien début avril: » Si Neta apparaissait s'incliner devant la reconnaissance de la Palestine par la communauté internationale, et impose souveraineté sur Jérusalem, La Judée, la Samarie et Gaza, si l'Assemblée Générale accepte la Palestine dans son sein, L' Amérique poserait son veto au Conseil de Sécurité. Obama ne pourra pas jouer le gambit et sa marche de manœuvre est très limitée. Le prix du veto serait prohibitif. Si il jette Israël sous le bus, çà lui couterait encore plus cher. Rien n'est très plaisant pour Israël dans tout ceci, qui risque d'encourir des dommages considérables consécutifs aux missiles d'Hezbollah, dans l'éventualité d'une nouvelle guerre au nord. Dans cette perspective, Israël se battra et vaincra de manière décisive. Je ne souhaite la guerre pour personne mais il ne faut pas oublier que les ailes de la victoire feraient plus pour discréditer les islamistes du monde arabe que toutes les élections du monde.

Spengler

09.04.2011

La thèse de Bart

Les vrais démocrates sont favorables à la thèse de la régionalisation, mais, les cercles de cour, les aristocrates détestent cette idée. Des éthologues, ont constaté que si un homme acquiert tel ou tel type de comportement et effectue les gestes qu'il signifie, finalement cela devient sa seconde nature. Les mots perdent leur sens. Les notions les mieux établies créent de nouveaux évènements. Avec elles, la fierté devient de la vanité et l'égoïsme se confond avec l'idéalisme. Il n'y a que Bart qui soit prêt à se débarrasser de cette mafia aristocratique, si il ne le fait pas, jamais aucune nouvelle élite n'arrivera au pouvoir. Cette mafia est aussi ontologique que le milieu. Elle est composée de crétins qui ne le sont pas tant que çà puisque qu'ils gardent quand même le sens de ce qui leur donne leur supériorité sur les autres. Leur activité, bien que purement négative n'en est pas moins efficace. Ce sont eux qui empêche les meilleurs d'accéder aux meilleurs postes, ce qui paralyse les efforts de l'état. Rien ne s'améliorera si l'état ne trouve pas la force de sacrifier la monarchie et d'y substituer sa propre autorité. Il n'est pas possible que quelques milliers de familles maintiennent leur domination sur le reste, comme sous l'ancien régime. La paix ne peut se fonder que sur l'ordre naturel.

du Belgistan